Réponse d’Hadrien Buclin – Solidarités / Ensemble à gauche

1. Quelle est votre vision de la place que la science informatique doit avoir dans l’école vaudoise ?

La collectivité doit défendre une approche non-marchande de la science informatique, en particulier à l’ecole. Favoriser l’usage de logiciels libres, refuser categoriquement tout accord entre l’école et les grands groupes (Google, Microsoft, Apple), permettre à la nouvelle générations d’utiliser/modifier/créer des programmes OpenSource, des réseaux sociaux alternatifs, des plate-forme d’info, des applications professionnelles smartphone/tablette coder, etc., sans passer par les géants de l’informatique. L’école doit aussi favoriser le développement d’un regard critique sur le contenu du net « mainstream ». Enseigner aux élèves à déceler les « fakes » du net, apprendre à ne pas croire tout ce qui s’y dit, s’émanciper de certains canaux de communication dominants qui s’y trouvent, tout comme d’informations non-sourcées.

2. Faut-il introduire un enseignement de l’informatique, une formation à la pensée computationnelle, et ce dès l’école primaire ? Comment assurer la qualité de cet enseignement alors que la plupart des enseignants ne sont eux-mêmes pas formés à cette discipline ?

Je ne suis pas favorable à l’introduction de l’enseignement de l’informatique à l’école primaire, qui risquerait d’empiéter sur l’enseignement d’autres disciplines fondamentales. Cet enseignement doit être envisagé à partir du cycle secondaire seulement, selon les principes décrits à la question 1. A l’école primaire, il importe de mettre plutôt l’accent sur l’éducation à l’image et aux médias, sur les questions d’éthique et sur la prévention des risques.

3. Faut-il investir afin d’équiper chaque élève d’un appareil numérique personnel pour ses apprentissages ? Comment garantir la réussite de cette transition numérique ?

En tout cas pas au cycle primaire : papiers, cahiers, stylo et crayons restent les meilleurs vecteurs de l’apprentissage à l’école. Ils permettent le développement d’une écriture personnelle et favorise l’apprentissage des savoirs. Concernant l’école secondaire, l’enseignement de l’informatique passe plus généralement par le renforcement spécifique du domaine des MINT (Mathématiques, Informatique, sciences de la Nature, Techniques), dans lequel la Suisse est confrontée à une pénurie de spécialistes.

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