Réponse de Jacques Nicolet – UDC

1. Quelle est votre vision de la place que la science informatique doit avoir dans l’école vaudoise ?

La place de la science informatique est légitime et il serait dommageable de vouloir l’ignorer. Aucune profession ne s’exerce sans l’outil informatique et comme l’un des rôles de l’école est aussi de préparer les enfants et adolescents à trouver leur place dans la société, favoriser leur entrée en formation professionnelle en les accoutumant à la maîtrise de cet environnement est une évidence.

2. Faut-il introduire un enseignement de l’informatique, une formation à la pensée computationnelle, et ce dès l’école primaire ? Comment assurer la qualité de cet enseignement alors que la plupart des enseignants ne sont eux-mêmes pas formés à cette discipline ?

Lors de mon appartenance au comité de direction de notre association scolaire, j’ai soutenu – en étant favorable à leur financement – des projets de robotique; les retours que j’ai eus de la direction étaient positifs et ces projets étaient menés avec des élèves de 7ème et 8ème années. Je suis donc favorable à une formation à la pensée computationnelle dès l’école primaire, mais avant de me prononcer sur un âge précis, j’aurais besoin de pouvoir en discuter avec des professionnels de la pédagogie. S’agissant de la formation, on pourrait imaginer offrir la possibilité à tout enseignant déjà en activité ou en formation de suivre un module pédagogique en lien avec les degrés d’enseignement dans lesquels il intervient; cela permettrait aux établissements de solliciter des enseignants motivés qui pourraient intervenir sous forme d’animation dans les classes ou d’épauler/accompagner leurs collègues. Bien sûr, cela a un prix qu’il faudrait évaluer puis défendre un projet : soit avec un coût supplémentaire, soit en remplacement de quelque chose d’existant. Je crois savoir que les établissements disposent d’enseignants « MITIC » (Médias Images et Technologies de l’Information et de la Communication)… peut-être une redéfinition de leur rôle pourrait être une piste.

3. Faut-il investir afin d’équiper chaque élève d’un appareil numérique personnel pour ses apprentissages ? Comment garantir la réussite de cette transition numérique ?

Avant de prendre une orientation de ce type si j’étais élu, je souhaiterais que nous établissions les objectifs poursuivis par la mise à disposition d’un tel équipement, en fonction de l’âge des élèves. D’autre part, je serais attentif à bien cerner les infrastructures indispensables pour que ce soit bien utilisable, sachant que les qualités (et l’existence !) de câblage ou de wifi sont du ressort des communes. Il conviendrait aussi d’avoir un retour sur ce qui aurait été tenté à l’étranger ou de rapidement faire un test grandeur nature dans un ou plusieurs établissements pilotes. Là-aussi, nous serons confronté à la formation des enseignants, non seulement en regard de l’aspect technologique, mais aussi sur le pédagogique. Mais même si je suis prudent avec les éléments que je viens de mentionner, je dois dire que nous ne pouvons faire l’économie d’étudier cette option et assez rapidement.

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