Réponse de Béatrice Métraux – Les Verts

1. Quelle est votre vision de la place que la science informatique doit avoir dans l’école vaudoise ?

L’un des buts de l’école selon la LEO étant l’intégration des élèves dans la société, il n’est pas discutable qu’à 16 ans, les élèves devraient avoir des bases dans ce domaine si prégnant.
Pour autant, faut-il en faire une « science »: il s’agirait de mettre une priorité à une réflexion sur la place à donner à cet enseignement, vu qu’on ne saurait simplement ajouter 3 périodes à la grille. Et au-delà des compétences, observons que la demande d’actions de prévention contre le cyberbulling, le mésusage des écrans ou les comportements fille-garçon perturbés par la consommation d’images inappropriées constitue la priorité actuelles dans les écoles.

2. Faut-il introduire un enseignement de l’informatique, une formation à la pensée computationnelle, et ce dès l’école primaire ? Comment assurer la qualité de cet enseignement alors que la plupart des enseignants ne sont eux-mêmes pas formés à cette discipline ?

Oui, cet enseignement doit trouver sa place. Et comme pour l’enseignement précoce de l’anglais, il s’agirait de connaître le nombre d’enseignants à même de dispenser des cours d’informatique, organiser une formation attractive et déployer sur 3-5 ans cette implémentation. Cependant, il s’agirait d’articuler des cours d’informatique pour eux-mêmes et des pratiques encadrées intégrées à l’enseignement des différentes didactiques. Ex. sur trois thèmes de géo’ en aborder au moins un via une composante informatique (recherche documentaire, schémas, expériences, …). Ceci pour préserver l’usage du livre ou d’autres supports. Notons que pour les exercices d’entrainement et de consolidation (les « gammes » au demeurant indispensables), l’informatique devrait se généraliser pour permettre à l’enseignant d’apporter sa vraie valeur ajoutée: développer l’intelligence collective, la créativité, la curiosité…

3. Faut-il investir afin d’équiper chaque élève d’un appareil numérique personnel pour ses apprentissages ? Comment garantir la réussite de cette transition numérique ?

Intuitivement, on peut penser que l’idée d’équiper chaque élève fait sens. Mais il faut d’abord s’accorder sur la stratégie générale: le matériel ne doit pas conditionner le tout.
Par ailleurs, un accès facilité à la technologie ne doit pas se faire au détriment du développement de l’empathie et de la solidarité chez et entre les élèves.

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